Oui on voit d’ici les petits airs choqués de certains, mais il faut se dire la vérité, les classements des entrepreneurs gabonais servent au mieux à flatter les égos des affinités du rédacteur du classement, sinon ils ne servent pas à grand chose.

Des classements qui ne reposent sur aucune méthodologie.

Chaque début de semaine internet nous abreuve d’un classement, sans pour autant nous dire quelle est la méthodologie utilisée. Or une lecture en diagonale permet de comprendre qu’il s’agit de classements de complaisance entre copains.

Pour classer des entrepreneurs il y a plusieurs méthodologies, on peut comparer leurs revenus, leurs chiffres d’affaires, ou même ( on peut rêver ) leurs positions dans le classement Forbes.

Force est de constater qu’au Gabon n’importe qui peut se lever le matin et s’arroger le droit de désigner qui est meilleur entrepreneur que qui ,sans critères transparents. C’est ainsi qu’on a eu au Gabon des très grands entrepreneurs sans identités fiscales, des « meilleurs entrepreneurs » dont le chiffre d’affaire ne suffisait même pas à payer le loyer, et d’autres qui ont disparu de la circulation une fois que leurs soutiens politiques ont été remis à la disposition de leurs administrations d’origines.

Ce qui fait à dire à Joel Nguessan « Les vrais entrepreneurs ne scrutent pas Facebook à compter des likes, ils font de l’argent, ils répondent à des problématiques » L’Afrique centrale semble s’attacher à des futilités de classement quand les autres avancent et construisent. Un conseil pour ceux qui travaillent dur et qui le savent, fuyez les classements d’entrepreneurs au Gabon, les prix de meilleurs managers ou tout autre concours, faites de l’argent et on le sait tous l’argent n’aime pas le bruit. Dans le prochain coup de gueule on fera un bilan des gagnants de tous les derniers #hackathons.